Et Dieu créa son web social en sept jours
Par Matyas Gabor, w.illi.am/
Collaboration
Non pas que nous nous prenions pour Dieu, bien loin de nous cette idée saugrenue. Mais nous avons eu, dans les dernières années, le temps de passer à travers différents cas de figure que je souhaiterais partager ici avec vous. Et puis un titre accrocheur, et surtout racoleur, c’est bien le propre des blogueurs qui attirent les foules encore aujourd’hui avec ce genre de formule. Je ne pouvais donc résister au petit clin d’œil.
Alors, pour les besoins de la cause, Dieu, ce sera donc vous. Vous, le responsable interactif de votre entreprise, vous qui avez parcouru depuis les dernières années toutes les conférences portant sur le sujet du web 2.0 ou qui tout simplement ne supportez plus d’entendre supérieurs, collègues, enfants ou autres vous demander pourquoi votre organisation n’a toujours pas d’activités intéressantes sur Facebook.
Et puis, surtout, imaginons que vous ayez les pleins pouvoirs divins…
Le lundi
Dieu s’assit devant son bureau et se décida finalement. Il avait trop attendu et devait désormais mettre en place une véritable stratégie. Ce n’était pas le temps de la production, mais bien de l’analyse stratégique. Il devait parfaitement cerner ses véritables besoins et établir des priorités. Il n’avait que sept jours et ses simples pouvoirs. Il se dit donc qu’il regarderait ses pairs, dans les autres mondes, et y trouverait les meilleures pratiques. Tout cela lui permettrait de créer son premier projet-pilote.
Le mardi
Il se dit qu’il pouvait créer un monde, mais qu’avant il devait bien choisir à qui s’adresserait sa parole divine. Il déterminerait son public cible, ses personas.
Il avait bien compris qu’il devait communiquer en « un à un ». Finis les temps bibliques où un simple manuscrit pouvait expliquer la grandeur de ses pensées à la planète entière. Il fallait trouver celui qui parlerait en son nom et à chaque personne. Mais, là encore, cela prendrait trop de temps. Il décida donc de trouver ceux qui reprendraient les messages de son envoyé pour les diffuser à travers le monde, des influenceurs… Les meilleurs, soit les plus influents (beaucoup d’amis, de contacts, de membres, de lecteurs, etc.), pourraient alors assurer la meilleure des diffusions. Il fallait donc trouver ces entités une par une.
Le mercredi
Voyant l’ampleur de la tâche consistant à sélectionner tous les influenceurs, il décida de les évaluer à partir de différents critères qu’il mit en place et il les sépara en différents groupes : leurs sujets de prédilection, leurs manières de communiquer, sur quels réseaux ils étaient, les plus influents, etc.
Mais, là encore, la quantité d’information était trop importante. Il fallait donc trouver un moyen de l’imager afin de mieux comprendre.
Le jeudi
Ce fut le temps de passer à l’action. Il put enfin définir une véritable stratégie. Il fallait donc rester encore au niveau des cieux sans trop aller dans les détails. Mais il pouvait désormais, grâce à l’information qu’il avait recueillie, décider sur quels réseaux sociaux il répandrait la bonne nouvelle grâce à ses meilleurs influenceurs.
Il lui fallait pour cela définir les budgets et ses capacités de production interne comme externe. Afin d’être un véritable visionnaire, il prédirait une véritable orientation stratégique sur une à deux années.
Le vendredi
Il s’attela à LA tâche. Il fallait désormais penser et décrire chaque stratégie et les planifier toutes sur l’ensemble de la période visée.
Avant toute chose, il devait définir des moyens de mesure et d’évaluation pour être capable de juger son propre travail autant en temps réel qu’après de grandes étapes. Il les nomma KPI et il décida d’en choisir deux types : quantitatifs et qualitatifs. C’était primordial; tout cet effort devait apporter une plus-value, et il fallait déterminer en quels termes cette dernière se mesurerait.
Finalement, il pouvait enfin définir à court, moyen et long terme toutes les tactiques, démontrer les recoupements entre chacune, et ce, avec la précision d’un véritable horloger.
Le samedi
Le Grand Jour, il mit tout en place, respectant dans les moindres détails les plans qu’il s’était construits. Il s’adressa aux meilleurs et aux plus grands influenceurs et leur donna les outils pour qu’ils puissent eux-mêmes propager sa bonne parole.
Le grand travail était de s’assurer de la production désormais pour les mois suivants et, même, les années suivantes. Afin de garder un œil sur tout et de s’assurer de la qualité, il se mit à mesurer et à évaluer. Il passa son temps à démontrer le succès et les échecs de ses actions, si bien qu’il développa son royaume de manière exponentielle.
Le dimanche
Pour certains, c’était un jour de repos, mais ce n’était pas son cas. Le dimanche fut le jour de la révélation.
Le travail de suivi, de contrôle, de participation que cela lui demandait était très important, mais, avec les bons outils qu’il s’était donnés, tout se déroula comme prévu. Il fallait en effet qu’il converse régulièrement avec ces personnes qui affluaient de plus en plus vers lui étant donné son succès. Il ne pouvait plus les abandonner au risque de tout perdre. Écouter, répondre et offrir de l’information, voilà comment se définirent les mois suivants.
Il comprit alors que tout cela lui demandait tant qu’il avait bien fait de tout évaluer, pas à pas, afin de mieux se préparer. Son nouveau monde lui demandait beaucoup de temps, il allait donc devoir obtenir plus d’aide de ses pairs, plus de moyens, autrefois utilisés à l’édition de communications de masse, afin d’assurer la pérennité de sa marque.
Matyas Gabor est directeur marketing et communications chez w.illi.am/






31 mars 2010 a 12 h 42 min
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31 mars 2010 a 13 h 33 min
[...] Lire la suite de l’article sur le blog de RDV Web 2010, Infopresse. Catégories: Entreprise / Marketing interactif / Web social Mots-Clés: Entreprise, Facebook, sept jours, Social, web 2.0 [...]